Archive for juillet, 2008

Jean-Daniel Causse : “Le courage d’être et d’agir”

Posté le 27 juillet 2008 | Théo

Ils forment en quelque sorte notre “comité de parrainage théologique” et ont accepté de nourrir notre réflexion sur le thème du Grand Kiff. Onze théologiens prennent la parole sur ce blog…

Il te cherche

En son mouvement premier, croire est une réalité profondément humaine qui consiste à accorder sa confiance à quelqu’un, lui faire crédit, se fier à sa parole. Ainsi, croire concerne avant tout le lien ou la relation entre deux personnes. C’est pourquoi, cela nous fait souffrir lorsque nous vivons une trahison de la confiance que nous avions placée en l’autre. Lorsqu’il s’agit de la foi chrétienne, nous pensons spontanément que croire consiste à tenir pour vrai des choses au sujet de Dieu ou de Jésus-Christ. Croire prendrait la forme suivante : “je crois que”. Or, dans les Évangiles, ce que Jésus appelle la foi ne consiste pas à croire quelque chose, c’est-à-dire à adhérer à un système de vérités révélées ou à un enseignement doctrinal, mais à rencontrer quelqu’un. Elle est d’abord un “je crois en”, même si ce croire doit ensuite trouver un langage pour s’exprimer. La foi est une rencontre avec quelqu’un qui a un impact décisif sur la façon de comprendre et d’orienter sa propre vie.

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Jeunesse et entraide

Posté le 21 juillet 2008 | Infos

La Fédération de l’Entraide Protestante (FEP) devient partenaire dans l’organisation du Grand Kiff, autour de la thématique “Le Monde est à nous”.
Depuis février 2008, la FEP mène le projet Jeunesse et Entraide avec pour objectif une meilleure sensibilisation des jeunes du monde protestant à l’action de diaconie.
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André Gounelle : “Dieu a tant aimé le monde…”

Posté le 20 juillet 2008 | Théo

Ils forment en quelque sorte notre “comité de parrainage théologique” et ont accepté de nourrir notre réflexion sur le thème du Grand Kiff. Onze théologiens prennent la parole sur ce blog…

Pour beaucoup de courants religieux de l’Antiquité, la divinité soit ne s’intéresse pas au monde, ne s’en occupe pas ni ne s’en soucie, soit le déteste, l’a en horreur et le combat. Le monde lui est étranger ou odieux. Le croyant est invité à s’en couper le plus possible, à se réfugier dans sa vie intérieure, à attendre que la mort, en le délivrant des réalités terrestres et corporelles, le fasse entrer dans les sphères célestes.

Au contraire, la Bible proclame que Dieu “aime le monde”. Qu’il l’aime implique, d’abord, que le monde est différent de lui ; on aime un autre ; le véritable amour respecte la différence, il laisse l’autre être autre. Aimer veut dire, ensuite, que cette différence ne sépare pas, n’isole pas, n’oppose pas, mais, au contraire permet de se rencontrer et cheminer ensemble ; on est, on vit avec l’autre. Aimer signifie, enfin, qu’on a besoin de l’autre, de ce qu’il nous apporte ; on accepte de dépendre de lui ; quand on vient en aide à quelqu’un sans rien attendre ni recevoir de lui, on éprouve peut-être de la compassion, mais pas vraiment de l’amour. L’amour ainsi défini n’est pas seulement un sentiment, il est tout autant un comportement. L’amour de Dieu se manifeste en ce qu’il donne (il donne son “Fils Unique”, autrement dit ce qui lui est essentiel, pas seulement du superflu) et qu’il nous appelle à entrer, en croyant en lui, dans une existence non pas amoindrie, brimée, gâchée et perdue, mais riche et authentique (ce que le Nouveau Testament appelle “la vie éternelle”).

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Frère Alois : “Par amour Dieu partage notre existence”

Posté le 13 juillet 2008 | Théo

Ils forment en quelque sorte notre “comité de parrainage théologique” et ont accepté de nourrir notre réflexion sur le thème du Grand Kiff. Onze théologiens prennent la parole sur ce blog…

La vision de Dieu comme juge sévère a fait des ravages dans la conscience de beaucoup. Le fondateur de notre communauté de Taizé, frère Roger, a pris le contrepied absolu de cette conception en affirmant : “Dieu ne peut qu’aimer”. Il l’a dit de plus en plus clairement, sans ajouter des conditions ou des mises en garde. A combien de personnes a-t-il communiqué cette certitude : tu es aimé de Dieu tel que tu es, tu es tout proche de Dieu pour toujours.

Je me rappelle d’une de mes premières visites à Taizé. J’étais encore tout jeune, dans la foule rassemblée pour Pâques 1973. Beaucoup ont été touchés par les paroles de frère Roger commentant la lettre de Paul aux Romains : “Qui nous condamnera quand Jésus intercède pour nous ?” Il a dit : “En chaque être humain se récapitulent toutes les tendances de l’humanité, le meilleur et le pire… l’amour et la haine ; tout dans un seul être… Si nous recommençons chaque jour la marche vers le Christ, ce n’est pas en vue d’une quelconque normalité. C’est dans le but de nous laisser conformer à l’image même de Jésus. Qui pourrait condamner ? Il prie en nous et il offre la libération du pardon.”

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Dans les bacs…

Posté le 2 juillet 2008 | Infos

Le Grand Kiff a son hymne ! Le chant du rassemblement, “Donne-moi l’amour et la folie”, sera bientôt sur toutes les lèvres…
Découvre-le ici en exclusivité :

Pour l’apprendre, le répéter avec ton groupe et t’entraîner à le chanter au milieu d’une foule en délire, retrouve tous les détails dans la rubrique Télécharger : les paroles, les partitions, etc.

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Fritz Lienhard : “Dieu est amour… et sinon rien !”

Posté le 1 juillet 2008 | Théo

Ils forment en quelque sorte notre “comité de parrainage théologique” et ont accepté de nourrir notre réflexion sur le thème du Grand Kiff. Onze théologiens prennent la parole sur ce blog…

Il y a une chanson de Jacques Brel célèbre entre toutes : “quand on n’a que l’amour, à s’offrir en partage, au jour du grand voyage, qu’est notre grand amour”.

Le chanteur-poète vit “sans nulle autre richesse”, sauf “d’y croire toujours”. Il n’a “rien que la force d’aimer”. C’est cette faiblesse qui est la première caractéristique de l’amour. Celui-ci signifie s’exposer à autrui, et donc se rendre fragile, dépendant de l’être aimé. Il ose une foi et en court le risque.

Ce n’est donc pas sans raison que c’est la croix qui conduit à dire que Dieu aime le monde. Dieu court le risque de l’amour jusqu’au bout. La chanson “quand on n’a que l’amour” date de la période “rose” de Jacques Brel. Il est pourtant intéressant de voir que même dans cette période, le mal n’est pas évacué. L’amour ne le surmonte pas à l’eau de rose, mais en le prenant au sérieux radicalement, en le subissant.

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