Frère Alois : “Par amour Dieu partage notre existence”
Ils forment en quelque sorte notre “comité de parrainage théologique” et ont accepté de nourrir notre réflexion sur le thème du Grand Kiff. Onze théologiens prennent la parole sur ce blog…
La vision de Dieu comme juge sévère a fait des ravages dans la conscience de beaucoup. Le fondateur de notre communauté de Taizé, frère Roger, a pris le contrepied absolu de cette conception en affirmant : “Dieu ne peut qu’aimer”. Il l’a dit de plus en plus clairement, sans ajouter des conditions ou des mises en garde. A combien de personnes a-t-il communiqué cette certitude : tu es aimé de Dieu tel que tu es, tu es tout proche de Dieu pour toujours.
Je me rappelle d’une de mes premières visites à Taizé. J’étais encore tout jeune, dans la foule rassemblée pour Pâques 1973. Beaucoup ont été touchés par les paroles de frère Roger commentant la lettre de Paul aux Romains : “Qui nous condamnera quand Jésus intercède pour nous ?” Il a dit : “En chaque être humain se récapitulent toutes les tendances de l’humanité, le meilleur et le pire… l’amour et la haine ; tout dans un seul être… Si nous recommençons chaque jour la marche vers le Christ, ce n’est pas en vue d’une quelconque normalité. C’est dans le but de nous laisser conformer à l’image même de Jésus. Qui pourrait condamner ? Il prie en nous et il offre la libération du pardon.”
